Chapitre 1 sur 2
Le Bar Caché
L'Interdit de Bruxelles7 min de lecture
La nuit bruxelloise enveloppe les rues pavées d'une lueur dorée lorsque Elise franchit la porte discrète du Bar Caché. Derrière elle, Thomas jette un regard rapide autour de lui avant de la suivre. L'intérieur est plongé dans une pénombre chaleureuse, les murs tapissés de velours bordeaux absorbant les murmures des clients dispersés dans des recoins intimistes.
Elise se dirige vers une table isolée, près d'une alcôve ornée de plantes grimpantes. Elle s'y installe avec une assurance qui fait battre le cœur de Thomas plus vite. Il prend place en face d'elle, ses genoux frôlant les siens sous la petite table ronde. Leurs regards se croisent, et Thomas sent un frisson lui parcourir l'échine. L'air est chargé d'électricité, comme si chaque mouvement, chaque souffle, était imprégné de sens.
Elise commande deux cocktails sophistiqués, ses lèvres effleurant presque l'oreille de Thomas alors qu'elle murmure sa demande au serveur. Le jeune homme observe ses gestes, hypnotisé par la grâce naturelle avec laquelle elle se déplace. Lorsque les verres arrivent, ils trinquent en silence, leurs yeux toujours accrochés l'un à l'autre.
– Alors, Thomas, dit-elle enfin, sa voix basse et envoûtante, on joue ce soir ?
Le jeune ingénieur avale une gorgée de son cocktail, sentant l'alcool fort glisser dans sa gorge.
– Je... je suppose que ça dépend des règles, répond-il, nerveux mais excité.
Un sourire espiègle étire les lèvres d'Elise.
– Des règles simples, mon chéri. Un mot de sécurité, bien sûr. Rouge pour arrêter, jaune pour ralentir. Et tu me fais confiance, n'est-ce pas ?
Thomas hoche la tête, incapable de détacher son regard du sien.
– Oui, complètement.
Elise tend la main, paume vers le haut. Après une hésitation, Thomas pose la sienne dessus. Ses doigts sont chauds, leur contact électrique.
– Parfait, murmure-t-elle. On commence maintenant. Tu vas m'obéir. Sans discuter. Et quand nous serons chez moi...
Elle laisse traîner un doigt sur le poignet de Thomas, faisant naître des picotements dans tout son corps.
– Quand nous serons chez moi, continue-t-elle, tu découvriras des choses que tu ignores encore vouloir.
Le jeune homme sent son sexe durcir à ces mots. Il essaie de rester calme, mais son pouls s'emballe.
Ils finissent leurs verres en discutant de banalités, pourtant chaque mot semble lourd de sous-entendus. Elise paie l'addition avant de se lever, tendant la main à Thomas.
– Allons-y.
Dehors, l'air frais de la nuit belge les enveloppe, contrastant avec la chaleur du bar. Ils marchent rapidement vers l'appartement d'Elise, situé non loin de là. Dans l'ascenseur, Thomas se retrouve plaqué contre la paroi froide, la bouche d'Elise écrasant la sienne. Sa langue explore avidement, tandis que ses mains glissent sous sa veste, ses doigts traçant des lignes de feu sur sa peau.
Lorsqu'ils atteignent le seuil de son appartement, Thomas est déjà au bord de l'explosion. Elise ouvre la porte sans rompre le baiser, le poussant doucement à l'intérieur. La lumière tamisée du salon caresse les meubles élégants, mais il n'a d'yeux que pour elle.
D'un geste assuré, elle lui retire sa veste, la laissant tomber sur le sol. Ses doigts défont un à un les boutons de sa chemise, révélant son torse musclé. Chaque effleurement de ses ongles sur sa peau fait monter la pression en lui. Lorsqu'elle atteint sa ceinture, Thomas retient son souffle.
– Patience, murmure-t-elle en défaisant le cuir, ses lèvres frôlant son oreille. Je vais prendre soin de toi.
La fermeture éclair descend lentement, et bientôt son pantalon rejoint le reste de ses vêtements sur le parquet. Thomas se tient devant elle en boxer, son érection évidente. Elise recule d'un pas, l'examinant de haut en bas.
– Magnifique, souffle-t-elle.
Ses mains se posent sur ses hanches, glissant vers l'avant pour caresser son membre à travers le tissu. Thomas gémit, ses yeux se fermant sous la sensation.
– Tu aimes ça ?
Il hoche la tête vigoureusement.
*– Oui... oui, je...
Elise rit doucement, ses doigts continuant leur exploration.
– Bon garçon.
Elle tire légèrement sur son boxer, le faisant descendre jusqu'à ce qu'il tombe à ses pieds. Nu, vulnérable, Thomas sent une vague de désir le submerger. Les mains d'Elise sont partout à la fois – ses épaules, son torse, son sexe palpitant –, chaque toucher envoyant des ondes de plaisir dans tout son corps.
Quand enfin elle s'agenouille devant lui, Thomas croit défaillir. Sa bouche chaude enveloppe son gland, et il doit se retenir au mur derrière lui pour ne pas perdre l'équilibre. Elle le suce avec lenteur, ses lèvres serrées autour de lui créant une friction délicieuse.
– Putain... grogne Thomas, ses doigts se perdant dans les cheveux soyeux d'Elise.
Elle accélère le rythme, sa langue jouant avec la veine gonflée sous sa peau sensible. Il peut sentir chaque mouvement, chaque respiration, et cela le rend fou.
Brusquement, elle se redresse, laissant échapper un petit pop lorsque son gland quitte sa bouche. Thomas ouvre les yeux, haletant.
– Pas encore, dit-elle, son sourire malicieux. Je t'ai promis une nuit entière, non ?
Avant qu'il puisse répondre, elle le prend par la main et le guide vers une chambre adjacente. Là, une paire de cordes en soie repose sur le lit, attendant d'être utilisées. Thomas sent son cœur battre plus vite.
– Tu veux essayer ? demande-t-elle, voyant son regard fixe. Tu peux dire non. On peut faire autre chose.
Mais l'idée de ces liens autour de lui, de se soumettre entièrement à cette femme incroyable, est trop tentante.
– Oui.
Elise sourit et l'attire contre elle pour un baiser passionné. Quand leurs lèvres se séparent, elle commence à attacher lentement ses poignets ensemble avec les cordes, avant de les fixer au cadre du lit. Chaque nœud est serré juste assez pour maintenir sans serrer trop fort.
Puis vient le bandeau. Le monde plonge dans l'obscurité, amplifiant les autres sensations. Thomas entend le souffle régulier d'Elise à côté de lui, sent la chaleur de son corps irradiant contre le sien.
La première fessée arrive sans prévenir, une claque nette qui résonne dans toute la pièce. Thomas sursaute, mais le coup n'est pas douloureux – juste suffisamment ferme pour le surprendre. Un deuxième suit, puis un troisième, chacun envoyé avec une précision calculée. La sensation est étrange, presque apaisante après le choc initial.
– Comment tu te sens ? murmure Elise, sa voix proche de son oreille.
– Bien... vraiment bien.
Sa réponse semble la satisfaire. Les coups cessent, remplacés par des caresses douces comme une plume sur ses épaules, son dos, ses fesses. Chaque toucher fait naître des frissons électriques partout où elle passe.
Ses mains glissent vers l'avant, enveloppant finalement son sexe durci. Elle le caresse avec lenteur tout d'abord, faisant monter le désir petit à petit. Thomas se tortille sous ce doux supplice, incapable de contrôler les gémissements qui s'échappent de sa gorge.
– S'il vous plaît... supplie-t-il, sentant déjà la pression monter en lui.* S'il vous plaît, laissez-moi...
Elise rit doucement.
– Non, non, mon chéri. Pas encore.
Elle retire sa main, laissant Thomas frustré et haletant. Il entend le bruissement de vêtements tombant sur le sol, puis la présence chaude d'Elise derrière lui, peau contre peau. Ses doigts trouvent à nouveau leur chemin jusqu'à son membre palpitant, le masturbant avec des mouvements lents et tortueux.
Il sent chaque friction comme une décharge électrique traversant tout son être, le poussant inexorablement plus près du bord. Mais chaque fois qu'il croit atteindre le point de non-retour, Elise ralentit ou change d'angle, prolongeant son tourment délicieux.
– Elise... je ne peux pas...
Les mots se perdent dans un gémissement alors qu'elle accélère légèrement, le ramenant au bord. Son autre main se pose entre ses jambes, effleurant ses bourses avant de glisser vers son cul, traçant des cercles autour de son trou serré.
– Tu veux jouir ? demande-t-elle, taquine.
*– Oui ! Oh Dieu, oui !
Elise retire sa main à nouveau, et cette fois il gémit de frustration.
– Pas maintenant, dit-elle fermement. Je décide quand.
Thomas hoche la tête malgré lui, trop submergé par les sensations pour argumenter.
Finalement, après ce qui semble être une éternité, elle le pousse sur le lit, face contre le matelas. Il sent son poids derrière lui, la chaleur humide de sa chatte contre son cul. Sans avertissement, elle le pénètre brutalement, le prenant sans préparation supplémentaire.
Thomas crie sous le choc, mais la douleur est vite remplacée par un plaisir intense lorsque ses hanches commencent à claquer violemment contre les siennes. Chaque coup envoie des ondes de choc à travers son corps, faisant trembler le lit.
– Putain ! hurle-t-il, ses mains agrippant les draps.* C'est incroyable !
Elise répond par un grognement primitif, ses ongles s'enfonçant dans ses hanches alors qu'elle accélère le rythme. Leurs peaux claquent ensemble, les murs résonnant de leurs gémissements et respirations haletantes.
Et puis enfin, quand Thomas pense qu'il va perdre la tête, Elise tend la main et attrape son sexe durci.
– Maintenant, tu peux jouir, ordonne-t-elle en le caressant au même rythme que ses coups de reins.
Cette double stimulation est trop forte. Avec un cri rauque, Thomas bascule, sentant son sperme chaud jaillir sur les draps tandis que son cul se resserre spasmodiquement autour d'Elise. Elle continue de le baiser jusqu'à ce que les dernières vagues de plaisir l'emporte, puis s'effondre contre son dos, haletante et couverte de sueur.
Quand elle se redresse finalement, Thomas entend le bruit du bandeau et des cordes qu'on défait. Une fois libéré, il roule sur le côté, attirant Elise contre lui dans une étreinte serrée.
Pendant plusieurs minutes, ils restent ainsi, reprenant leur souffle et profitant simplement de la proximité physique. Puis Elise lève la tête, un sourire satisfait aux lèvres.
– Alors ? demande-t-elle.* On recommence bientôt ?
Thomas rit faiblement, épuisé mais déjà impatient.
– Donne-moi juste quelques minutes...
Elle rit avec lui avant de déposer un doux baiser sur ses lèvres.
– Promis.