Chapitre 1 sur 3
La Colocation
Crique Interdite7 min de lecture
J’ai trouvé Thomas sur Leboncoin, comme on trouve un meuble IKEA ou une plante verte qui finira par crever dans un coin sombre de l’appartement. J’avais besoin d’un colocataire, lui d’une pièce pour poser son bazar de journaliste indépendant. On a échangé quelques messages sur Facebook Messenger – des banalités, des « tu cherches quoi ? », des « je bosse ici, c’est cool » –, puis on s’est donné rendez-vous dans un café près de la place de la République. Il avait l’air sympa, avec ses cheveux châtains en bataille, sa barbe de trois jours et son sourire un peu canaille. Moi, j’étais en jean brut et tee-shirt noir, mes lunettes de vue perchées sur le nez, mon ordinateur portable sous le bras. On a parlé boulot, voyages, cinéma. On a ri. On a accroché.
Deux mois plus tard, on partageait un appartement dans le 11e arrondissement. Un trois-pièces avec un balcon minuscule et une cuisine ouverte sur le salon. C’était parfait.
Thomas passait ses journées affalé dans le canapé, son MacBook Air posé sur les genoux, à taper frénétiquement sur le clavier. Je m’asseyais par terre, adossée au sofa, ma tablette graphique sur les cuisses, mes écouteurs dans les oreilles. Je dessinais des logos, des affiches, des illustrations pour des clients plus ou moins fous. Lui, il écrivait des articles sur des sujets sensibles, des reportages glauques, des interviews de gens ordinaires confrontés à des situations extraordinaires.
Un soir, après une longue journée de travail, Thomas lève les yeux de son écran et me regarde. Tu veux un verre de vin ? Je hoche la tête, un sourire aux lèvres. Il se lève, va chercher une bouteille de rouge dans le frigo, deux verres dans le placard. On trinque, on parle de tout et de rien. La discussion glisse vers nos vies, nos envies, nos secrets. Nos mains se frôlent sur la table basse. Un frisson me parcourt. Je sens son regard glisser sur mon corps, s’attarder sur mes lèvres, mes seins, mes cuisses. Je me mords la lèvre inférieure, joue avec une mèche de mes cheveux.
On se rapproche. Nos genoux se touchent. Nos doigts s’entrelacent. Son pouce caresse ma paume, lentement, sensuellement. Je sens une chaleur monter en moi, irradier dans tout mon corps. Je me penche vers lui, nos bouches se rencontrent, d’abord doucement, puis avec fougue. Sa langue effleure la mienne, exploratrice, avide. Je gémis contre ses lèvres. Ses mains descendent le long de mon dos, attrapent mes hanches, me soulèvent. Il me plaque contre le mur, ses doigts enfoncés dans la chair de mes fesses. J’enroule mes jambes autour de sa taille, mes chevilles croisées derrière lui.
Sa bite durcit contre mon ventre, à travers le tissu fin de mon pantalon de yoga. Je glisse ma main entre nous, je la serre à travers son jean. Il gémit, ferme les yeux, laisse tomber sa tête en arrière. Je déboutonne son pantalon, baisse son boxer. Je le caresse, d’abord lentement, puis de plus en plus vite. Il me regarde, les yeux brillants de désir, la respiration saccadée. Putain, Léa…, murmure-t-il, la voix rauque.
Je le guide vers ma chambre, on s’allonge sur le lit. Il me déshabille lentement, dépose des baisers partout sur mon corps : mon cou, mes épaules, mes seins, mon ventre. Je frissonne sous ses caresses, mes tétons durcissent, mon clito pulse. Il écarte mes cuisses, plonge sa langue en moi. Je crie, agrippe les draps, arrache presque le tissu. Il léche, suce, mordille, explore chaque recoin de ma chatte. Je halète, je transpire, je tremble. Mon orgasme monte, violent, inévitable.
Il me pénètre enfin, lentement d’abord, puis de plus en plus vite. Je crie, je jouis, mon corps secoué par des spasmes incontrôlables. Il me suit, son sperme jaillissant en moi, chaud et épais. On s’endort, épuisés, enlacés, heureux.
Le lendemain matin, au réveil, je me blottis contre lui, ma tête posée sur son torse. Il me caresse les cheveux, me sourit. Bonjour, beauté., dit-il, la voix encore ensommeillée. Je ris, déposant un baiser sur son menton mal rasé.
On passe la journée à traîner dans l’appartement, à commander des pizzas, à regarder des séries nullardes sur Netflix. On fait l’amour une deuxième fois, tendrement, langoureusement. On parle de tout, de rien, de nous, de nos futurs projets. On rit, on s’embrasse, on se découvre.
La nuit tombe, on s’endort à nouveau, complices, amoureux. La colocation ne sera plus jamais pareille.
Les jours suivants sont marqués par une douce routine érotique. Le matin, Thomas part tôt pour des interviews ou des reportages. Moi, je reste à l’appartement, travaillant sur mes projets graphiques entre deux séances de sexe matinales. On s’est trouvé un rythme, une complicité qui va bien au-delà du simple partage d’un logement. Nos corps semblent faits l’un pour l’autre, nos désirs s’accordent comme si on se connaissait depuis toujours.
Un soir, alors que je suis penchée sur ma tablette, dessinant les contours d’une nouvelle illustration, je sens son regard peser sur moi. Il est assis sur le canapé, son ordinateur portable ouvert devant lui, mais ses yeux ne quittent pas mon dos nu, seulement couvert par un débardeur fin. Tu es magnifique quand tu travailles., murmure-t-il, un sourire en coin.
Je tourne légèrement la tête vers lui, un sourcil levé. C’est ton nouveau truc ? Me faire des compliments pour m’attirer dans ton lit ?
Il éclate de rire, refermant son écran d’un geste sec. Non, c’est juste la vérité. Tu as une façon de te concentrer qui… qui me donne envie de te déconcentrer.
Je pose ma tablette sur le côté, me redresse lentement, étirant mes bras au-dessus de ma tête. Et comment comptes-tu t’y prendre ?
Thomas se lève, contourne le canapé pour se rapprocher de moi. Ses yeux brillent d’une lueur malicieuse. Oh, j’ai quelques idées., dit-il en se mettant à genoux derrière moi.
Ses mains glissent sous mon débardeur, caressent la peau nue de mon ventre. Je frissonne sous son contact, sentant déjà la chaleur familière monter en moi. Il soulève le tissu, le fait passer par-dessus ma tête, exposant ma poitrine aux regards. Mes tétons durcissent instantanément, sensibles à l’air frais de l’appartement.
Putain, tu es parfaite., grogne-t-il, ses doigts pincant doucement mes mamelons. Je gémis, laissant tomber ma tête en arrière contre son épaule.
Ses lèvres trouvent mon cou, y déposant des baisers brûlants tandis que ses mains continuent leur exploration. Elles descendent le long de mes côtes, effleurent ma taille avant de plonger sous l’élastique de mon pantalon de yoga. Je soupire lorsque ses doigts s’insinuent entre mes cuisses, trouvant facilement mon clito gonflé et humide.
Tu es déjà toute mouillée., murmure-t-il contre mon oreille, sa voix rauque de désir.
Je hoche la tête, incapable de former une phrase cohérente. Mon corps entier semble électrique, chaque nerf en éveil sous ses caresses expertes. Un doigt, puis deux, plongent en moi, me faisant gémir plus fort. Il les bouge lentement, d’abord, puis accélère le rythme, suivant la courbe naturelle de mon vagin.
S’il te plaît…, je halète, agrippant ses cuisses pour me stabiliser.
Il rit doucement, mordillant le lobe de mon oreille. Qu’est-ce que tu veux, Léa ? Dis-le-moi.
Je tourne la tête suffisamment pour capturer ses lèvres dans un baiser avide. Toi. En moi. Maintenant.
Sans hésiter, Thomas retire ses doigts, me faisant presque crier de frustration. Mais il est rapide, se relevant d’un bond pour ouvrir sa ceinture et son jean. Sa bite jaillit, dure et palpitante, prête à me combler. Il attrape mes hanches, me tire vers lui jusqu’à ce que je sois à quatre pattes sur le tapis du salon.
Je sens son gland appuyer contre mon entrée, chaud et insistant. Tu es sûre ?
Pour toute réponse, je pousse mon cul contre lui, m’empalant sur sa longueur avec un cri étouffé. Il gémit, ses mains serrant si fort mes fesses que j’en suis certaine qu’il laissera des marques.
Il commence à bouger, lentement d’abord, entrant et sortant de moi avec une douceur exquise. Chaque mouvement envoie des ondes de plaisir à travers tout mon corps, me faisant trembler de besoin. Plus vite…, je supplie, cambrant le dos pour mieux l’accueillir.
Thomas obéit, accélérant la cadence jusqu’à ce que ses hanches claquent contre mes fesses, le bruit de nos peaux humides résonnant dans le silence de l’appartement. Je crie, mes ongles s’enfonçant dans le tissu du tapis, cherchant désespérément quelque chose à quoi me raccrocher.
Léa, putain…, grogne-t-il, sa voix tendue par l’effort.
Il change légèrement d’angle, et soudain, son gland bute contre un point précis à l’intérieur de moi. Une explosion de sensations pure déferle, me faisant voir des étoiles. Oh mon Dieu ! Là ! Juste là !
Ses mains glissent autour de ma taille, trouvant mon clito gonflé et sensible. Il le caresse en rythme avec ses coups de reins, envoyant des vagues de plaisir encore plus intenses à travers mon corps. Je hurle, proche de l’orgasme, mes muscles internes se contractant autour de lui.
Je vais jouir…, je crie, les mots à peine intelligibles.
Thomas ne répond pas, mais redouble d’efforts, ses doigts et sa bite travaillant en harmonie parfaite pour me pousser au bord de l’abîme. Et puis, enfin, je bascule, mon orgasme explosant comme une supernova, chaque muscle de mon corps tremblant sous la force de la libération.
Thomas me suit de près, un dernier coup de reins avant de s’enfoncer profondément en moi. Il reste immobile, son sperme chaud jaillissant en jets puissants, remplissant mon ventre. On reste ainsi pendant plusieurs secondes, haletants, couverts de sueur, nos cœurs battant à l’unisson.
Finalement, il se retire doucement, s’allongeant sur le côté à mes côtés, un bras passé autour de ma taille. Putain…, souffle-t-il, essuyant la transpiration de son front avec le revers de sa main.
Je ris faiblement, roulant vers lui pour poser ma tête sur son torse. C’était… intense.,
On reste comme ça pendant un long moment, récupérant lentement notre souffle. Le monde extérieur semble oublié, effacé par la magie de ce qui vient de se passer entre nous. Et alors que je ferme les yeux, blottie contre lui, je sais une chose : cette colocation est loin d’être terminée.